Articolo estratto da Liberation, nel quale gli <<abitanti di un paesino protestano perché
si ritrovano con diossine nel sangue a causa dell'inceneritore "di nuova
concezione" dietro casa loro, mentre la prefettura dice di non
preoccuparsi.>>

Un buon precedente per Firenze....

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  LibÈration
  http://www.liberation.fr/page.php?Article=236294


  Pollution
Les habitants d'une commune voisine d'un incinÈrateur de dÈchets ont
portÈ plainte.

ExcËs de dioxine en Seine-et-Marne
  Par Nathalie RAULIN
samedi 04 septembre 2004 (Liberation - 06:00)

  La rumeur n'a pas suffi ý dissuader ceux-lý. Une centaine d'habitants
  de Maincy (Seine-et-Marne) et des communes avoisinantes ont portÈ
  plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui, blessures
  involontaires, et, depuis mercredi, homicide involontaire. Riverains
  de l'usine d'incinÈration de Vaux-le-PÈnil, ils ont hÈsitÈ ý se
  lancer : le bruit court que, pour les petits plaignants, justice rime
  avec ruine quand les intÈrÍts d'une multinationale comme Vivendi sont
  en jeu.

  Pascale Coffinet fait la part de la fable. De Vivendi, la maire de
  Maincy dit juste qu'il s'agit de la maison mËre de Generis, le
  gestionnaire de l'incinÈrateur de dÈchets mÈnagers installÈ sur la
  commune limitrophe de Vaux-le-PÈnil. L'Èlue prÈfËre parler de ce qui
  la prÈoccupe vraiment : ses analyses sanguines anormales, la
  pollution avÈrÈe des sols et des vÈgÈtaux, et surtout ces cas
  signalÈs de lymphomes non hodgkiniens, maladies associÈes ý la
  contamination par la dioxine, substance issue de la combustion
  classÈe ´cancÈrogËne humain connuª par l'Organisation mondiale de la
  santÈ.
L'Institut de veille sanitaire (IVS) et l'Agence franÁaise de
  sÈcuritÈ sanitaire des aliments (Afssa) ont d'ailleurs lancÈ lundi la
  premiËre phase d'une Ètude nationale relative ý l'imprÈgnation par
  les dioxines des riverains d'incinÈrateurs d'ordures mÈnagËres.

 Poules. Pour Pascale Coffinet, tout dÈbute en mars 2000. Une enquÍte
 d'utilitÈ publique est diligentÈe par la prÈfecture de Seine-et-Marne
 en vue d'autoriser l'ouverture d'une nouvelle usine de retraitement
 des dÈchets ý Vaux-le-PÈnil pour remplacer le vieil incinÈrateur en
 activitÈ depuis 1974. A cette occasion, Pascale Coffinet dÈcouvre que
 cet incinÈrateur libËre chaque annÈe plusieurs centaines de kilos de
 mÈtaux lourds dans l'atmosphËre. La prÈfecture n'en ignore rien: le
 14 janvier 1999, injonction avait ÈtÈ faite au syndicat
 intercommunal, propriÈtaire de l'usine, de la mettre aux normes. En
 vain. Toutefois, personne ne s'affole : il n'est pas encore question
 de dioxine, encore moins de risques sanitaires. L'affaire prend un
 tour plus inquiÈtant dÈbut 2002 : suite au scandale de l'incinÈrateur
 de Gilly-sur-IsËre (Savoie), le ministre de l'Environnement ordonne
 d'analyser les rejets en dioxine de tous les incinÈrateurs franÁais.
 AprËs avoir pris connaissance des rÈsultats de l'incinÈrateur sur
 Vaux-le-PÈnil, la prÈfecture obtient sa fermeture en juin 2002. Les
 analyses rÈvËlent un taux de concentration de dioxine dans l'air de
 226 nanogrammes par mËtre cube (1) alors que la valeur limite
 rÈglementaire est de 0,1 ng/m3. RÈsidant ý Maincy depuis vingt-six
 ans, Pascale Coffinet s'inquiËte. La contamination se fait par voie
 alimentaire : en se dÈposant sur les vÈgÈtaux, la dioxine rend
 impropres ý la consommation oeufs de poule, lait de vache et lÈgumes
 du potager. Pour en avoir le coeur net, la maire de Maincy fait
 analyser dans un laboratoire spÈcialisÈ les oeufs de ses deux poules,
 et son propre sang.
Les rÈsultats sont ´Èloquentsª : les oeufs
 contiennent 77 pg-Teq de dioxines par gramme de graisse alors que la
 rÈglementation europÈenne en interdit la consommation au-delý de 3
 pg-Teq/g (2). Son analyse sanguine aussi est prÈoccupante. DÈbut
 2003, en l'absence de rÈaction des autoritÈs sanitaires, l'Èlue de
 Maincy crÈe une association, l'Avie, qui finance les analyses
 sanguines de 9 autres volontaires, vivant ý Maincy depuis trente ans.
 Les rÈsultats confirment le malaise : les taux de dioxine relevÈs (de
 37,5 ý 65,2 pg-Teq/g), sont 2 ý 3 fois supÈrieurs au taux ´normalª
 dÈfini en 2002 par une enquÍte belge, la seule menÈe sur
 l'imprÈgnation humaine en dioxine. L'Èlue de Maincy porte plainte au
  pÈnal au nom de sa commune.

 ´Affolerª. AprËs relevÈs complÈmentaires sur le lait et les oeufs, un
  arrÍtÈ prÈfectoral dÈclare polluÈes huit communes balayÈes par les
  fumÈes de l'incinÈrateur. Au nom du principe de prÈcaution, un
  troupeau de vaches allaitantes est abattu sur Vaux-le-PÈnil. Pour le
  reste, la prÈfecture dÈconseille juste la consommation des oeufs,
  volailles et lÈgumes produits sur le secteur. Quant ý la trentaine de
  cas de lymphomes non hodgkiniens signalÈs par des mÈdecins de Maincy
  et de Melun (1 km ý vol d'oiseau), l'administration estime que leur
  nombre n'est pas significatif. ´Il ne faut pas affoler les gens pour
  rienª, note le maire de Melun. MÍme Ècho rassurant du cÙtÈ du prÈfet
  de Seine-et-Marne : ´Nous ne disposons d'aucune Ètude dÈfinissant un
  taux maximal de dioxine au-delý duquel la santÈ humaine serait en
  danger, prÈcise Jacques BarthÈlemy, ni d'ÈlÈments permettant de faire
  un lien direct entre la dioxine rejetÈe par l'ancien incinÈrateur et
  d'Èventuelles maladies.ª

 L'histoire ne s'arrÍte pas lý. DËs septembre 2003, en dÈpit des
  nombreuses procÈdures juridiques lancÈes par l'Èlue de Maincy, une
  nouvelle usine de retraitement des dÈchets, construite sur le site de
  la prÈcÈdente, est entrÈe en activitÈ. L'incinÈrateur Ètant cette
  fois aux normes, le rejet de dioxine n'excËde plus 0,1 pg/m3. ´Un peu
  c'est dÈjý trop, s'insurge la maire de Maincy. Nous sommes dÈjý
  contaminÈs, et on nous expose ý une surcontamination ! Inacceptable.ª


(1) Un nanogramme (ng) est un milliardiËme de gramme. (2) Les normes
sont exprimÈes en picogrammes (pg, milliËme de milliardiËme de
gramme) de toxicitÈ Èquivalente par gramme de graisse (pg-Teq/g).


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>  Des millions d'enfants atteints
>  Par Marie KOCK
>  samedi 04 septembre 2004 (Liberation - 06:00)

>  Plus de 180 associations dans 45 pays ý travers le monde ont
>  participÈ cette semaine ý la 3e JournÈe mondiale contre
>  l'incinÈration des dÈchets, coordonnÈe par l'ONG Gaia (Global
>  Alliance for Incinerator Alternatives), basÈe aux Philippines. Gaia
>  se fonde sur une rÈcente dÈclaration de l'OMS selon laquelle plus de
>  3 millions d'enfants de moins de 5 ans meurent chaque annÈe de la
>  pollution de l'air et de l'eau. Selon cette ONG, les incinÈrateurs
>  seraient responsables de 69 % des Èmissions de dioxine. Ils dÈgagent
>  aussi du mercure, un neurotoxique dangereux pour les femmes enceintes
>  et les enfants. Cher ý l'achat, l'incinÈrateur doit, pour
>  fonctionner, brler un maximum de dÈchets, ce qui n'incite ni ý en
>  produire moins ni ý utiliser des mÈthodes alternatives de traitement,
>  tels le recyclage et le compostage.